Aujourd’hui, je lance la rubrique « Dans les coulisses de Sarah Fay« .
Si tu suis déjà ma newsletter, tu sauras de quoi je parle. Ici, je rajouterai tout le contenu que j’ai mis dans les « Coulisses » afin que les lectrices puissent y avoir accès, même aux articles précédemment écrits.

La première partie de mes coulisses est dédiée au thème suivant : le choix de la prochaine histoire à écrire.
Quand j’étais dans l’écriture de ma grosse saga de bikers (The Killing Vipers, si tu avais oublié son petit nom 😘 N’oublie pas que le tome 1 est actuellement gratuit sur toutes les plateformes numérique 😉), je ne me posais pas trop de questions, j’avançais, j’avais un objectif et je ne m’en détournais pas. Bien sûr, j’ai fait quelques petites incursions ailleurs, comme par ex, dans de la romance sombre, avec A Touch of Blake, mais finalement, ce roman-là est un mauvais exemple puisqu’il fait partie de l’univers des Killing Vipers.
De temps en temps, j’avais des envies d’autre chose, mais jamais je me suis détournée de ma saga principale. Je souhaitais la terminer coûte que coûte. Du coup, j’emmagasinais les idées dans mon cerveau. Parfois, j’écrivais les sujets dans un cahier, ou bien, je créais un dossier sur mon Drive, mais je n’allais jamais au-delà. Car je souhaitais que mon esprit soit totalement concentré sur ma saga de presque 9 tomes (je dis « presque » car je ne sais pas si on peut appeler le recueil de nouvelles « un tome » 😂).

Et dans l’ensemble, ça a très bien fonctionné sur moi. La preuve en est : ces fameux « 9 » tomes publiés.
Mais je dois t’avouer quelque chose : début avril 2024, j’étais à sec ! J’avais parlé de sujets parfois très sombres, j’étais en mode communication intense, bref, je n’avais pas eu de moments pour moi. Sans pression, sans deadline.
J’avais besoin de retrouver le plaisir d’écrire. Je ne dis pas que je l’avais totalement perdu, mais il est arrivé que je me force, parce que « je le devais » pour mes lectrices, pour moi, pour mes personnages. Et quand on se force, ce n’est pas très bon pour le cerveau. Je suis bien sûr fière d’être arrivée jusqu’au bout, mais à la fin des Killing Vipers, la première chose que je me suis dit était : « Plus jamais ça ! » Oui… je pense vraiment que je ne m’investirai plus autant dans une saga comme celle-ci, ou en tout cas, si j’écris de nouveau une saga, je le ferai différemment, c’est certain 😌
Du coup, retour sur avril 2024 : j’étais fatiguée. Pourtant, j’avais envie de retrouver cette étincelle. J’ai même lancé le projet « Tropique » en mars, juste avant, pour ça. D’un, j’avais envie de partager un projet avec mes lectrices, de deux, je souhaitais savoir ce qu’elles souhaitaient lire le plus. Pourtant, alors que je recevais les premières réponses à mes questionnaires, je ne me suis pas du tout lancée sur ce projet… Par esprit de contradiction ? Non… en réalité, je souhaitais me libérer de cette pression du « devoir écrire« .

Donc, je me suis mise à écrire Lune Ardente (ma romance au début UF, devenue romance fantasy), juste comme ça, pour le plaisir. Ce manuscrit ne faisait même pas partie de mon carnet d’histoires !! Elle m’est tombée dessus par hasard, parce que j’avais envie de retrouver l’univers des métamorphes, mes premiers amours (oui, mon 2e roman écrit, jamais publié, était Okami, sur une adolescente qui se révélait être une louve-garou).
Franchement, cela m’a fait un bien fou : ça m’a libéré de beaucoup de poids. Bien sûr, je culpabilisais, car je n’écrivais pas sur le projet Tropique, comme je l’avais promis à mes lectrices. Mais j’ai réussi à dépasser ce sentiment et je m’en suis retrouvée libérée. Et mon cerveau s’est enfin reposé.
Tu connais la suite…
A Touch of Blake plus tard, je me suis décidé à reprendre le projet Tropique. Au début, je l’ai surtout fait par responsabilité. Oui… je suis quelqu’un de nature sérieuse : quand je promets quelque chose, je le fais, c’est comme ça.

Là, c’est mon côté « challenger » qui parle. Car même si je suis calme comme ça, j’aime bien le défi 😍 j’aime aussi gérer les choses, les préparer, bref, qu’on me donne des responsabilités (même si parfois, je me noie un peu dans un verre d’eau 😂).
J’ai commencé à écrire sur le projet Tropique et, petit à petit, ce n’était plus le projet de mes lectrices, mais c’est devenu le mien à part entière. Ensuite, la magie a opéré. Et cette histoire s’est transformée en magnifique papillon avec beaucoup d’étincelles 💖 mais nous ne sommes pas là pour parler de ce roman aujourd’hui.
On s’éloigne tout de même du sujet : comment je choisis mes prochains romans à écrire. Tout de même, je pense avoir partiellement répondu à la question : « Comme ça me chante » 😂
J’entends déjà tes cris : « Mais tu peux pas dire ça, Sarah ! En quoi ça m’aide de savoir que tu écris comme ça te vient ? Franchement, je viens de me coltiner tout ton article pour ça, c’est nul ! »
Désolée…
En fait, il n’y a pas de règles. C’est surtout ce point que je souhaitais préciser : je choisis mes thèmes de roman selon mon mood. Déjà, je me sonde : est-ce que j’ai envie de me lancer dans une saga ? Si oui, combien de temps suis-je capable d’écrire ? Est-ce que l’histoire et les personnages en valent vraiment la peine ? Si je ne suis pas dans le mood « saga », je regarde autour de moi (mes notes, mes séries / livres du moment, ce qu’il se passe autour de moi) et je dis « tiens, ce thème pourrait être sympa ».
Toutefois, j’écris rarement sur un coup de tête. En général, j’ai mûri l’idée pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, (même si je n’ai pas noté le roman dans mon carnet, c’est resté dans mon cerveau), puis je me lance.
C’est ce qu’il s’est passé pour The Killing Vipers (deux ans de réflexion). C’est également ce qui s’est déroulé pour Blake (deux ans et demi d’écriture et de réécriture). C’est ce qui est arrivé pour Nos étincelles (un an pour faire mûrir l’idée).
Les seules histoires qui me viennent comme ça et que je peux écrire sans hésitation, ce sont les comédies romantiques de Noël : Crush & Love My Christmas, Le Contrat de Noël, Noël Coincée avec mon Boss. Parce que ces romances sont des parenthèses, des romances « doudou », sans prise de tête, sans grande préparation 🥰
Et peut-être aussi pour Lune Ardente, car j’avais besoin d’un exutoire après une saga longue. En revanche, c’est un roman qui sera réécrit trois fois avant d’avoir sa base finale (oui car le processus de réécriture n’est pas encore terminé aujourd’hui).
Mais par exemple, pour la romantasy que je prépare actuellement (mais qui ne sera peut-être écrite que l’année prochaine), c’est aussi des mois de réflexion. Pourtant, je n’y pensais pas nuit et jour, mais de temps en temps, elle restait dans un coin de ma tête. C’est lorsque l’idée prend plus de place dans mon cerveau (et ça a été le cas fin juillet) que je me dis « C’est maintenant qu’il faut que je développe l’idée. Pour cette romantasy, plus spécifiquement, ce qui est venue soudain en juillet, c’est le prénom de ma protagoniste (une elfe). Attention, name reveal : Enaya (j’espère que tu l’aimes 😆). Puis, des images assez concrètes (des scènes fortes). Et quand j’ai relu le résumé que j’avais écrit à l’époque (voir photo ci-dessous)…

… je me suis dit que c’était un roman qu’il fallait que j’exploite. Ce ne sera certainement pas nouveau (non, je ne révolutionnerai pas la romantasy 🤣), mais c’est un projet qui me botte totalement. Je suis même à deux doigts de le commencer tout de suite (notamment, avec les deux préquels que j’ai en tête 😍)
Bref, voilà comment je fonctionne pour choisir mon prochain roman à écrire. Ce n’est pas sorcier ni compliqué. En réalité, quand l’histoire commence à te hanter, que tu en rêves même la nuit (et que tu es en période « libre » – je ne parle pas ici de l’attrait de l’objet brillant, celui qui te parasite quand tu es déjà en train d’écrire sur un projet), pour moi, cela signifie que c’est le bon moment 💕
J’ai maintenant terminé mon blabla. J’espère que mon sujet d’aujourd’hui t’a plu et qu’il t’a donné une idée de mes coulisses. Je reviendrai prochainement avec un autre sujet de ce type (quand ça poppera de nouveau dans ma tête 😉) !
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À très vite !
Sarah 😘
